Chap two : |[Sαиѕ вяυιт נ'αυяαι νσυℓυ fυιя...]|
Je ne vis que dans mes songes
Dans la réalité dire que j'existe serait un mensonge
Ne regarde pas mes larmes irréelles
Crée par mon corps, marionnette dans le réel
_Suna tes compositions sont supers belles, j'attends de voir ce que celle là va donner accompagnées de ta guitare mais il nous manque 2 membres dans le groupe. Je suis bassiste mais il faut un guitariste encore et un batteur.
J'allumais une clope et comme d'habitude ma meilleure amie Marine était venue chez moi pour qu'on répète nos chansons dans le garage de la maison. Je venais tout juste de lui montrer ce que j'avais commencé à rédiger.
Une semaine que je n'avais pas pu la voir après l'épisode dans la cuisine avec ma mère. Elle l'avait bien gentiment demandé de partir sans lui laisser le temps de me voir prétextant que j'étais punie pour ne pas qu'elle puisse voir ma blessure à la joue à cause d'un morceau de porcelaine qui avait écorcher ma figure.
_Je sais Marine, on aura qu'à aller dans les commerces du coin demain pour afficher une annonce. Suggérait quand j'eu fini ma cigarette déposant ma guitare électrique sur mon tabouret.
La musique était plus qu'un passe temps pour nous deux, nous voulions en faire notre métier et cela depuis que nous avions 8ans. Nous ne rêvons pas d'être une de ses petites lolitas que le public aime pour leurs physiques et leurs vies privées très hot mais tout simplement pour leur musique varié et émotive.
_Suna tu ne me montres pas les fameux jumeaux qui sont chez toi ? Me demanda Marine dévorer par la curiosité depuis un moment.
_Alexandre et l'autre bouffon, si tu veux ils sont surment dans le salon...
Marine ne m'attendit même pas et ouvrit la porte intérieur qui menait au salon trop curieuse et impatiente. Elle était célibataire depuis deux jours et elle n'aimait pas la solitude contrairement à moi qui n'est pas sortie avec un garçon depuis 2ans.
_Bonjour, dirent les jumeaux en c½ur en voyant ma meilleure amie entrer dans la pièce.
_Salut, je suis la meilleure amie de Suna je m'appelle Marine et vous ?
_Marine calme toi ! Lâchais-je un peu énerver de sa manière direct d'aborder les gens.
Elle me lança un de ses regards disant « beaux gosses !!! », elle était intéressée fallait dire aussi qu'Alexandre est très mignon.
_Moi je m'appelle Alexandre, commença t-il.
_Et je suis son frère jumeau mon prénom c'est Tom et ça fait une semaine qu'on est ici. Enchanté de te connaître jolie demoiselle. Murmura l'autre con avec une voix de séducteur.
_Suna tu aurais pu me dire qu'ils étaient émos aussi, ça va être super. Ajouta Marine avec un sourire jusqu'aux oreilles.
C'est à ce moment là que ma mère entra dans le salon et nous regarda tout les quatre avec des maquillages pratiquement identique, nos t-shirts noirs et nos pantalons trop serrés prévue pour des gosses de 8ans. Ma mère pensait surment que nous avions presque user un crayon noir et un crayon rose ou bleu pour nos yeux et l'eyeliner pareil. Depuis qu'Alexandre et Tom étaient là elle ne me l'avait plus crié à la figure qu'elle haïssait tous ses emos qu'elle croisait dans le métro chaque matin.
_Ah Marine tu es là, commença t-elle.
_Bonjour madame. Répondit poliment mon amie comme d'habitude à ma mère.
_Tu diras à ta mère que je la salue, ça fait bien longtemps que nous nous sommes vu.
La mère à Marine et ma mère ont aurait dit deux jumelles, elles giflent, détestent les gens de nos genres et se demandent ce qu'elles ont fait au ciel pour mériter des enfants pareils. Pour ses deux femmes là, nous étions identiquement à des s½urs et tout ce qui nous distinguait était mes yeux bridés de couleur émeraude alors que Marine les avait bleu et aussi notre couleur de peau j'étais métissée alors qu'elle était blanche.
_Tient je pense que je vais allez la voir maintenant, se conseilla ma maman à elle même. Je vais partir les garçons et Suna tu m'enlèves un peu de ce crayon noir on aurait dit une droguée.
_Madame vous pouvez parler à toute la pièce vu qu'on est tous pareil là, souffla Tom en se levant. Je vous trouve un peu dure avec votre fille et je suis sûre que c'est parce qu'en faite elle est emo.
_Ma mère n'aime pas les emo, n'insiste pas s'il te plait ça ne changera rien à la situation. Elle ne les aimera pas plus et moi je ne changerais pas pour lui faire plaisir.
Mes paroles ont l'air d'être sûre mais en faite je stresse j'ai l'impression de sentir déjà ma joue qui va me brûler après la gifle que je vais recevoir. J'attendit 5 secondes, ni une de plus ni une de moins et je vis que ma mère ne fit rien, tout simplement elle prit son sac, ses clés de voiture, elle me fixa voyant surment mon regard surpris sous ma frange mal coupé devant mes yeux puis s'en alla.
_Je n'avais pas besoin de ton aide crétin, maintenant c'est moi qui vais payer après c'est pas ta mère....
_Se serait si simple si tu m'appelles Tom car mon prénom ce n'est ni crétin ou imbécile, de naissance ma mère ne m'a pas nommé ainsi. Et puis je suis plus grand que toi.
_Tu crois que j'en ai quelque chose à foutre ? Si je ne suis pas très poli avec ma mère je ne vois pas pourquoi se serait avec toi. Tom tu te mêles de ce qui ne te regarde pas, tu es là depuis une semaine et tu penses connaître ma mère et la calmer.
_S'il vous plait avec vos tronches d'énervé vous êtes affreux, conseilla Alexandre pour détendre l'atmosphère.
Marine me tend une cigarette en jetant un sourire à Alexandre qu'il lui rendit avec plaisir. Beurk ça m'écoeure ça sent le coup de foudre dans mon salon je sens que je vais avoir la gerbe. Je prend la cigarette l'allume d'une flamme crée par mon briquet.
_Susu, la cigarette c'est mauvais pour la santé, me sortit Marine.
_Je t'en pose des questions ? Laisse moi Marine, si c'était si mauvais que ça tu n'en aurais pas fumer.
Mon téléphone sonne d'un coup je viens de recevoir un texto de mon père, il m'annonce qu'il vient de rentrer de son voyage d'affaire au Japon et de prévenir maman qu'il rentrerait.
Tout m'énerve d'un coup, voilà un boulet qui revient me gâcher l'existence comme si elle n'était pas déjà assez pourrie. J'entends déjà les « Suna tes devoirs pour la rentrée », « Suna tu as le potentiel pour l'université mais d'abord attrape ton bac » pour montrer à ses collègues que sa fille est la meilleure mais il n'a jamais voulu qu'il me voit à part le matin quand il les avaient invités à la maison pour boire un café en étant sur de me trouver démaquiller au réveil.
Je m'assoie sur le canapé, me met à regarder un clip de métal les cris du chanteur résonnent dans le salon et je ne fais qu'augmenter le son. J'aurai bien voulu dormir longtemps, très longtemps juste le temps que les années passent et que tout le monde change.
C'est dans ce genre de moment que je ne peux que pleurer en chantant.
_Sans bruit
Je te suis
Ange de la mort
Offre moi le plus beau des trésors
La fin d'une vie
Pour que la douleur en mon âme soit anéantie
Je me tus quand je sentis des bras qui m'enlacèrent, je crus un ange mais je me résonnais en me disant que je n'étais pas dans l'un de mes rêves, c'était la réalité. Je percevais un parfum d'homme, je ne voulais même pas me préoccuper de savoir si c'était Alexandre ou même son frère qui me faisait hurler tout le temps pour les problèmes qu'il me créait avec ma mère. Ce geste, la chaleur si réconfortante que son corps dégageait, et mon oreille collée à son torse j'écoutais son c½ur qui battait, qui chantait dans sa cage thoracique et sa main qui doucement essuyait mes larmes.
_Pardon, je ne voulais pas te créer de problème. Je ne veux pas chercher les embrouilles, je veux t'aider...pourquoi avec une si belle voix tu chantes la mort qui t'attendra au fond ?
C'était la voix de Tom mais je me sentais terrassé par la tristesse je n'avais même plus la force pour le repousser, mes larmes prenaient toute mon énergie et d'une manière son attitude m'apaisait. J'avais attendu ça depuis longtemps, quand j'avais 13ans et que je voulais que mes parents m'aiment et me réconfortent mais ils n'avaient jamais le temps trop occuper par leurs travails. Au fond j'attendais qu'on m'enlace et qu'on me demande de quel mal je souffrais, pourquoi je fumais, pourquoi les paroles de mes chansons étaient sombres et amères...Mes parents étaient responsables de mon mal et je savais qu'en acceptant les jumeaux à la maison ils pensaient en faire d'une manière des garçons exemplaires en essayant de se réconforter de la fille révoltée qui refusait d'être comme ils l'auraient voulu.
Je ne voulais pas qu'il revienne mon père...